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9 erreurs infaillibles pour rater votre présentation orale (et comment les éviter !)

il y a 17 heures
5 min de lecture

Apprendre à communiquer avec une présentation multimédia


Communiquer clairement son idée, n’est pas inné. C’est une compétence essentielle pour se démarquer dans ce tourbillon incessant d'informations.


On ne m'a pas appris, durant mes études, comment présenter oralement une idée importante. Et je constate que la majorité d'entre nous a appris, en imitant son voisin, qui lui-même avait imité le sien. Rien de bien scientifique là-dedans ! On est solide dans le contenu mais pénible dans le contenant.


Après une quinzaine d'années à approfondir le sujet, j'aimerais vous présenter quelques obstacles courants et la façon de les éviter. La beauté de ce constat, c'est qu'avec quelques ajustements, il est facile de sortir du lot de cette mer de présentations pénibles.


1. Ouvrir son ordinateur dès le départ


Non ! Les idées ne sortiront pas de votre ordinateur. Les programmes préformatés (templates) vont vous entraîner dans des listes qui ne finissent plus.


Commencez plutôt avec crayon, papier et post-it. Clarifier son message ultime (celui qu'on veut que les gens retiennent et répètent), c'est la première étape. Il faut prendre le temps d'y réfléchir.


Ensuite, l'écrire sur papier, c'est le rendre visible. Deuxième étape : identifier trois thèmes qui soutiendront votre message. Ils ressemblent souvent à pourquoi, quoi et comment. Étalez le tout sur un mur ou un tableau : c'est votre structure. Chaque scène correspond à une diapositive (ou à plusieurs), comme dans la structure d'un documentaire. Vous pourrez ensuite étoffer le contenu en trouvant la meilleure façon de représenter votre propos.


Présenter, c'est écrire un documentaire.

2. Se concentrer sur son sujet plutôt que sur son auditoire


Non ! Votre sujet est important, j'en conviens. Mais si personne ne le comprend parce que vous utilisez un jargon spécialisé ou des explications trop denses, votre idée s'arrêtera à la sortie de la salle. Ce n'est pas ce que vous voulez : vous voulez que votre idée circule, que tout le monde en parle. Prenez le temps d'identifier ce qui pourrait faciliter la compréhension pour votre auditoire.


Que voulez-vous qu'il apprenne, qu'il fasse, qu'il ressente ? Voilà les trois questions importantes à se poser avant d'élaborer le contenu de votre présentation. Le vrai héros, ce n’est pas vous, c’est votre auditoire.



3. Présenter votre CV en introduction pour impressionner


Non ! L'auditoire n'a vraiment pas envie d'entendre le récit de votre vie professionnelle. Il est venu écouter un expert parler d'un sujet qui le préoccupe. Entrez plutôt rapidement dans le vif du sujet. Surprenez-le avec une question, une affirmation controversée, une image percutante ou une histoire qui résonnera fort. Vous devez capter l'attention dès le début.

Oubliez la liste interminable d'objectifs : c'est plate. Personne n’écoute.

Après avoir servi votre intro accrocheuse, faites le lien avec le problème. Présentez brièvement votre solution et nommez les trois thèmes que vous aborderez. Ça, c'est une intro où vous ne risquez pas de perdre l’attention de votre auditoire.



4. Partager le plus d'informations possible


Non ! Impossible de transmettre 15, 20 ou 30 ans d'expérience et de connaissances en une heure. C'est probablement la partie la plus difficile pour un présentateur expert : se retenir, couper des informations, s'en tenir à celles qui soutiennent son message principal. Est-ce essentiel ? Si je l'enlève, est-ce que ça nuit à la compréhension ? Épurer…



5. Remplir vos diapositives de blocs de texte


Non ! Il est physiologiquement impossible pour le cerveau humain de lire une diapositive et d'écouter un présentateur en même temps. Vous avez donc le choix : ou bien votre auditoire assiste à un cours de lecture 101, ou bien il écoute attentivement la narration de l'expert. Que souhaitez-vous ? À noter que ce phénomène ne se produit pas si vous utilisez des mots-clés sur vos diapositives. Alors, oubliez les longues phrases et les blocs de texte. On doit saisir votre diapositive en 3 à 5 secondes, comme un panneau publicitaire sur l’autoroute.



6. Éviter d'illustrer vos propos


Non ! Le cerveau capte les informations importantes par la mémoire sensorielle et les transmet à la mémoire de travail par deux canaux : le canal visuel et le canal auditif. C'est ce qu'on appelle le double codage. Si vous utilisez du texte, celui-ci sera lu par le canal visuel et entendu par le canal auditif (parce que, lorsqu'on lit, une voix intérieure s'active dans notre cerveau). Si, en plus, vous ajoutez la voix du présentateur, elle aussi traitée par le canal auditif, celui-ci sera congestionné.


Pour maintenir l'équilibre entre les deux canaux et éviter cette congestion, mieux vaut présenter des mots-clés ou des représentations visuelles accompagnés de narration.


7. Ne pas donner d'exemples concrets


Non ! Les histoires, les analogies et les exemples concrets permettent de lier de nouveaux concepts à nos connaissances antérieures. Ils agissent comme du velcro : ils facilitent la compréhension et la récupération de ces nouvelles notions après la présentation. S'en passer est presque un crime !



8. Donner votre PowerPoint comme document de référence


Non ! Une présentation PowerPoint n'est ni un document à remettre ni un résumé de votre exposé. C'est un assemblage éphémère d'informations destiné à renforcer vos propos. Sans vous, vos diapositives n'ont pas de sens. Un document, lui, est un résumé détaillé qui comprend vos coordonnées et vos références. On peut le lire, le relire, et il se comprend très bien sans l'aide de l'auteur.


Ce sont deux médiums totalement différents : il ne faut pas les confondre. C'est d'ailleurs ce que j'aimerais que les organisateurs de congrès respectent. Ne demandez pas la présentation : c’est un piège pour le présentateur. Exigez un document résumé d’une page.



9. Toujours finir par un point d'interrogation pour la période de questions


Non ! Cette dernière diapositive est celle qui restera le plus longtemps à l'écran. Alors, oubliez ce point d'interrogation. Commencez par un bref résumé des trois points importants à retenir. Suggérez une première action réalisable rapidement. Et terminez par une inspiration : une citation, une image qui touche l'auditoire. Ça, c'est une fin qui vous vaudra une ovation à coup sûr !



En résumé


Si vous prenez le temps d’intégrer ces 9 points, vous partez avec quelques mètres d’avance. On vous écoutera (ce qui est déjà beaucoup) et on sera touché par votre contenu.

  • Clarifier votre message avec papier, crayon

  • Bien connaître son auditoire et répondre à leurs besoins

  • Surprenez votre auditoire en introduction

  • Limitez la quantité d’informations à partager

  • Épurez vos diapositives (mots-clés)

  • Illustrez vos propos (différentes représentations sont possibles)

  • Partagez vos expériences, histoires, exemples concrets

  • Remettez un document word comme référence (pas votre PowerPoint)

  • Finissez avec panache !


Prenez le temps de bien préparer vos présentations si vous souhaitez vraiment avoir un impact significatif.

Pour aller plus loin et comprendre pourquoi c’est important de changer nos façons de faire nos présentations multimédias (PowerPoint, Canva, Google Slides ou autres), je vous suggère le livre que j’ai publié cette année : « Présenter Autrement, combiner la science, le design et les émotions ». Cette combinaison, c’est le secret.


Bon succès !

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Si vous cherchez une conférencière pour faire vivre ce changement de paradigme à votre équipe ou à votre événement, je suis là.

Faites-moi signe par courriel : presenterautrement@gmail.com


Merci d’avoir lu jusqu’ici 😉.


Partagez sans réserve cette infolettre avec un(e) collègue ou un(e) ami(e), si vous croyez que ça pourrait lui être utile.



À très bientôt !

Johanne


 
 
 

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